Plouf! Plouf! Ce sera toi que je lirai!
JOURNAL DE MES LECTURES (dont la régularité de publication laisse quelque peu à désirer)
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mardi 28 février 2017

Le Songe de l'astronome, Thierry Bourcy et François-Henri Soulié

Bonjour à tous! Eh bien, c'est reparti comme en 40, les livres à chroniquer s'accumulent de nouveau. La bonne nouvelle, c'est que j'ai bel et bien repris la lecture. La mauvaise, c'est que je n 'ai plus le temps de bloguer comme jadis. Du coup, comme je veux tout de même garder une trace de mes lectures, je vais tâtonner quelque temps sur la façon de présenter mes notes de lecture, que je regroupe dans de petits carnets une fois le livre achevé en essayant d'en faire quelque chose pas trop rébarbatif... C'est parti pour le test #1 sur Le Songe de l'astronome, de Thierry Bourcy et François-Henri Soulié!
Ce sera d'autant plus simple que j'ai lu ce roman il y a 4 mois et que je vais donc m'en remettre presque exclusivement à mes notes de lecture, car j'ai gardé un souvenir assez minimaliste de ce livre...
Mais pour commencer, la quatrième de couverture :
Prague, 1601. L’empereur Rodolphe II de Habsbourg organise une somptueuse fête à l’occasion de laquelle le célèbre astronome Tycho Brahé doit présenter sa conception du cosmos. La cour réunit les plus grands penseurs, artistes et notables de la Renaissance, au nombre desquels se trouvent le peintre Sprangler, l’alchimiste Michael Maier ou encore l’inquisiteur Roberto Bellarmin, connu pour avoir envoyé le philosophe copernicien Giordano Bruno au bûcher. L’enjeu est de taille : savoir si le Maître fait tourner le Soleil autour de la Terre, ou l’inverse. Mais lorsque l’homme de science est retrouvé empoisonné dans le cabinet de curiosités du château, l’empereur décide d’enfermer tous ses invités jusqu’à ce que le coupable soit démasqué.

Un huis clos sanglant et spectaculaire à la cour de Prague, inspiré de la disparition du légendaire astronome de la Renaissance, Tycho Brahé.

Ne faisons pas durer le suspense plus longtemps : nous tenons indéniablement un bon roman policier historique. En premier lieu, l'histoire se tient, ce qui est souvent de mon point de vue ce qui "pêche" dans ce genre littéraire, ou du moins dans les titres que j'ai lus jusqu'à présent. On trouve bien quelques facilités dans le récit (un château plein de passages secrets que certains des personnages connaissent sur le bout des doigts, ça permet de progresser assez rapidement dans l'intrigue ; des espions et des diplomates qui sont au courant de tout un tas d'informations inaccessibles au commun des mortels aussi...), mais le livre étant assez court (260 pages) et la lecture étant indéniablement agréable, je m'en suis fort bien accommodée. De même, parfois, le cas de certains suspects m'a semblé expédié assez vite, cela dit, là encore le livre étant assez court et l'enquête progressant vite, je ne m'en suis pas offusquée non plus. J'ai aussi apprécié de connaître le fin mot de l'histoire grâce au dénouement, car même si j'avais entrevu certains éléments, je n'avais pas non plus toutes les clés.

La quatrième de couverture mentionne rapidement l'alchimie, et effectivement il en est un peu question dans l'ouvrage. Je dois avouer que le recours à cette discipline m'a d'abord paru "suspect" (je confesse avoir soupçonné les auteurs de recourir à cette thématique pour faire lire à bon compte avec un sujet littérairement porteur), mais finalement, je dois admettre que c'est très bien dosé. Loin de leçons fastidieuses sur le sujet ou de délires mystico-fantastiques, Bourcy et Soulié témoignent de façon intelligente et mesurée de l'engouement pour cette discipline "sulfureuse" (huhu ^^ ) à cette époque - ce qui rendait le sujet incontournable. Qu'ils en soient ici remerciés. :-D

Revenons à l'aspect policier de ce roman. Le fait que le meurtre survienne à la fin du premier tiers du livre (et donc que l'enquête ne démarre qu'à partir de ce moment-là) pourra en déconcerter plus d'un. Néanmoins, ce "démarrage" ne m'a paru ni long ni inutile. Il nous donne en effet l'occasion de découvrir qui était Tycho Brahé (un personnage pas forcément aimable ou admirable), mais également comment fonctionne la cour de Rodolphe II en particulier, et l'ambiance d'une cour royale européenne en période troublée (que ce soit en rapport avec les tensions religieuses ou avec les équilibres politiques entre grandes familles). A ce sujet, j'ai été franchement surprise par le côté relativement "décontracté" de cette cour-ci, quand j'avais une image toute versaillaise d'une cour sous stress permanent de l'apparence, avec forcément des nuées de courtisans gravitant autour des plus grands ("en mode Louis XIV ou Louis XVI", en somme). En l'occurrence, il y a relativement peu de monde au château de l'empereur Rodolphe. Je ne sais pas du tout si c'est réaliste ou non, cela dit. Quoi qu'il en soit, j'ai beaucoup apprécié la galerie de personnages qui gravitent autour du souverain, qu'ils soient historiques ou fictionnels. Ils sont variés et sont faciles à distinguer les uns des autres, aussi je ne me suis jamais perdue dans l'histoire. 

Avant de conclure ce billet, je dois tout de même signaler que le roman contient beaucoup de sexe et de coucheries en arrière-plan de l'intrigue, et que je n'ai pas toujours trouvé tout cela très utile à l'histoire. 

Pour conclure, un bon moment de lecture, dont j'aurai du mal à me rappeler dans quelques mois de plus, mais qui est à conseiller les yeux fermés (ou presque) à qui veut lire un roman historique divertissant et bien ficelé.

samedi 14 janvier 2017

"J'ai tout essayé", d'Isabelle Filliozat

Voilà plusieurs années que j'ai découvert Isabelle Filliozat et avec elle les principes de la parentalité positive. Je vous ai notamment déjà parlé ici même de son ouvrage Au cœur des émotions de l'enfant, qui a clairement marqué la façon dont mon conjoint et moi avons envisagé nos places de parents. Je m'étais promis de lire d'autres livres sur le sujet et les années ont passé... Cette fois encore, c'est une amie qui a remis Isabelle Filliozat sur mon chemin, en m'offrant ce livre (dont plusieurs m'avaient déjà parlé). Une très chouette lecture, rapide et limpide, bien que j'ai regretté qu'elle n'ait pas été un peu plus creusée...

Mais tout d'abord, de quoi est-il question dans cet ouvrage? Le sous-titre nous guide un peu : on va nous parler des "problèmes" classiquement rencontrés par tous les parents avec leurs enfants avant 6 ans. Pour être plus précis, ajoutons que l'auteur va relier tous ces comportements bien connus (la "période du non", le fait de faire une bêtise en regardant dans les yeux, ou de vouloir "faire tout seul", ou de faire une crise de rage parce qu'on n'a pas le verre de la bonne couleur... - Hin, hin, hin, comme ça me parle! ^_^ ) à une réalité biologique : le cerveau de nos enfants est en pleine maturation! En fait, selon l'âge, certaines zones et aptitudes se développent préférentiellement, et leurs réactions et comportements incompréhensibles de notre point de vue d'adulte (au cerveau adulte aussi - du moins, on l'espère!) n'en sont que l'exact reflet externe.

Est-ce que grâce à ce livre, on éliminera toutes les "crises" chez notre enfant? Certainement pas! Certaines pourront être évitées et atténuées parce qu'on adoptera une autre approche face à leurs problèmes (eh oui, parfois, c'est notre comportement qui déclenche les crises, bien qu'on ne comprenne pas où est le problème) ; d'autres resteront, mais on gagnera en patience et en compréhension du fait de savoir qu'il y a une "normalité" à cela. Surtout, on se défera de cette terrible peur du regard des autres sur notre éducation : non, mon enfant ne fait pas une colère parce qu'il est mal élevé/que je ne suis "pas assez sévère"/qu'on pratique le cododo/mettez ici tout ce qu'on peut vous reprocher en tant que parent. Il fait une colère parce qu'il ne sait pas encore gérer la frustration/a besoin de respecter des rituels/etc.

Le livre est organisé en chapitres abordant les principaux problèmes rencontrés dans chaque tranche d'âge (bien que l'auteure précise bien qu'il n'y a pas de règle stricte, et que certains comportements peuvent survenir à un autre moment que celui classiquement identifié pour eux). Isabelle Filliozat présente beaucoup de cas concrets très parlants. Certains des cas de figure proposent des attitudes-réponses mettant en application des principes de parentalité positive, cela dit, c'est loin d'être systématique et j'avoue que j'aurais aimé avoir plus de pistes, parfois. Même avec l'explication théorique sur les capacités du cerveau d'un enfant à un âge donné, je n'ai pas toujours trouvé évident de savoir comment réagir face à un problème tout en prenant en compte ce que l'enfant est capable de comprendre... Bon, comme je le disais précédemment, le point positif, c'est que le fait de reconnaître que tel comportement est lié à l'évolution normale du cerveau de l'enfant et ne témoigne aucunement d'un désir de nous mettre en rage ou de tester nos limites aide parfois à garder son calme plus longtemps et ainsi à désamorcer des réactions inappropriées... Quand on connaît déjà les principes de parentalité positive, il n'y a certes rien de révolutionnaire dans cet ouvrage. Il m'est plutôt apparu comme plein de bon sens, le genre de bouquin qu'il est toujours bon de lire (et de relire), car on a vite fait de retomber dans des réactions réflexes (ce qu'on a connu soi-même enfant) face à certains agissements de nos chères têtes blondes (ou pas) qui nous font parfois tourner en bourrique bien contre leur gré.

Un petit mot également sur les dessins : j'ai beaucoup aimé le fait que ce petit livre soit illustré (par Anouk Dubois). Certaines illustrations apportent vraiment une profondeur particulière aux propos. Sur certains exemples notamment, bien que le texte me soit déjà paru fort convainquant et logique, l'illustration a vraiment "enfoncé le clou". L'aberration de la situation me sautait tellement aux yeux que je me suis plusieurs fois demandé comment je ne m'en étais jamais rendue compte toute seule!

Pour conclure, je dirais que "J'ai tout essayé!" peut être une lecture frustrante si on l'ouvre en n'ayant aucune connaissance préalable de la parentalité positive (mais je n'en suis même pas sûre), et qu'en tout cas, j'étais contente de ne pas être une novice totale pour l'aborder. Pour ceux qui démarreraient, et même pour les autres, je peux conseiller de lire des blogs consacrés à ce sujet en parallèle (par exemple AHA parenting (en anglais), ou Papa positive en français de véritables mines!). On n'est pas ici avec une méthode miracle (d'ailleurs, les auteurs le disent bien en introduction : il n'y a pas de "bonne" façon de faire : il y en a autant que d'enfants... et de parents!). C'est malgré tout un livre que je vais garder sous la main pour y revenir régulièrement. Il m'a aussi donné très envie d'en découvrir un troisième d'Isabelle Filliozat, Il n'y a pas de parent parfait.

jeudi 15 décembre 2016

"Ces instants de hasard sur lesquels tourne l'axe du monde"

Me revoici aujourd'hui pour vous parler d'une lecture qui se sera étalée sur des mois (essentiellement du fait de contraintes personnelles), jugez par vous-mêmes : commencée à la fin d'une semaine de vacances début juillet, et achevée au début d'une autre semaine de vacances fin octobre (!). Si la lecture de cet ouvrage ne m'a pas spécialement emportée sur le moment, j'avoue que je le juge d'autant meilleur que le temps passe...

samedi 5 novembre 2016

Colette, mon amour

Et me revoilà aujourd'hui avec la chronique du dernier des livres que j'ai achevés pendant mes vacances de juillet. Un auteur classique, ou du moins que je classe personnellement comme tel.  Colette et son 27e livre, Sido (Colette fut une sorte d'Amélie Nothomb, en son temps, avec un rythme de publication d'environ un livre par an. :-) ). Un régal que celui-ci, particulièrement après une lecture décevante (mais même, un régal tout court, je vais y revenir)...

vendredi 21 octobre 2016

"La colle tient mal au gouffre."

 
Bonjour! Oui, je sais, la reprise du blog laisse complètement à désirer. Plus de trois mois entre deux billets de lecture. La grosse loose. (Et je parle comme je veux.) Mais bon, j'y tiens, je reviens, voilà c'est tout! :-) Bon, aujourd'hui, c'est pour parler d'un flop de lecture (lu il y a plus de trois mois, là aussi, et donc rédigé exclusivement à partir de mes notes de lecture ; pardonnez du coup mon style plus factuel sur ce billet). Mais tant pis : bloguons, les amis, bloguons...

Et pour commencer, disons quelques mots de l'histoire... Dans une ville de la banlieue déshéritée et "à problèmes" de Boston, un retraité est retrouvé égorgé et le visage mutilé dans sa voiture. Le shérif McCarthy va devoir enquêter sur ce cas.

vendredi 15 juillet 2016

Dans les bois éternels...

Eh bien voilà, c'est parti pour mon premier "vrai" billet de blog depuis fort longtemps! Il s'agit d'une lecture que j'avais commencée le soir par petits bouts avant de partir en vacances et que j'ai pu finir confortablement installée dans un transat à l'ombre d'un grand sapin de l'Yonne... (Je dois admettre qu'il est bien plus agréable de pouvoir lire par plus grandes périodes que les quelques minutes du soir en luttant contre le sommeil! ^_^ ) Ce roman est sorti en poche début juin, et j'en ai entendu tellement de bien que je me suis laissé tenter, bien que j'aie une PAL respectable à portée de main (chassez le naturel...). Quoi qu'il en soit, ce fut une excellente idée, car j'ai beaucoup apprécié cette lecture!

vendredi 24 juin 2016

Un "petit" coucou...

Voilà bientôt 4 ans que je n'ai rien publié ici. Et que je n'ai presque rien lu "pour moi", en dehors de mon travail. Depuis, j'ai eu un deuxième enfant, ouvert une maison d'hôtes, rénové (en partie) une très grande maison (en fait, surtout mon compagnon, mais bon...). J'ai été fort occupée, bien trop, et je me suis assez mise de côté pour des activités toujours plus "urgentes", "importantes", "nécessaires" que mon petit confort... J'ai perdu de vue beaucoup d'amis en ne prenant pas le temps de répondre à leurs mails, de les rappeler, de leur envoyer un petit mot quand je pensais à eux (ce qui arrive souvent), et j'en suis désolée. J'ai pris une seule vraie semaine de vacances, si l'on excepte les séjours dans la famille. Je ne dis pas cela pour me plaindre, mais juste pour parvenir à exprimer au mieux ce que je vis aujourd'hui.

Après 4 années de ce rythme de fou, nous déménageons ces jours-ci dans notre nouvelle maison (qui a quelques siècles, tout de même, d'où les travaux de rénovation impératifs - et toujours en cours, d'ailleurs). J'ai évidemment commencé par nos livres. Concomitamment, j'ai commencé une mission qui m'amène à être tous les jours en contact avec des blogueurs littéraires, les sorties de livres, l'effervescence des salons du livre... Ce concours de circonstances et surtout la bouffée d'oxygène que je ressens depuis plusieurs jours me poussent à revenir écrire par ici. Je ne sais pas si je m'y tiendrai, si j'y arriverai, mais en tout cas, je le souhaite de tout mon cœur!


Je ne me suis jamais vraiment résolue à arrêter de bloguer. C'est la raison pour laquelle, lors de notre précédent déménagement (il y a plus de 4 ans, donc), j'avais mis bien à part les livres lus et non encore chroniqués, avec l'idée d'écrire les billets de blog correspondants dès que j'en aurais l'occasion. L'occasion ne s'est jamais présentée, mais la pile est restée intacte, en s'agrémentant, peut-être (?) d'un ou deux titres supplémentaires. Avec le nouveau déménagement, j'ai tenu à garder ces livres à part pour "solder ma dette" de billets. Sauf que je ne me souviens pas vraiment de ces lectures, et que je vais donc écrire un billet global pour tous ces titres en reprenant les impressions qu'ils m'ont laissées, des années plus tard. Après tout, pourquoi pas, non? ^_^

Vous voyez donc sur cette image de bas en haut...

Une langue venue d'ailleurs, d'Akira Mizubayashi 
Ce livre, en fait un témoignage de l'auteur (de langue maternelle japonaise) sur son rapport à la langue française, m'avait été offert par ma copine Caroline quand j'ai quitté la région parisienne et que je me suis installée à mon compte en tant que correctrice. Je me rappelle l'avoir trouvé exigeant, voire ardu par moments, mais plein de réflexions très intéressantes (dont je ne me souviens malheureusement plus de la teneur... Oups!). Il m'avait aussi fait me sentir bien peu légitime dans mon nouveau métier vu la qualité de la langue et des réflexions de cet "étranger" (cela m'a été confirmé par la suite quand, sur notre chantier, où nous écoutons la radio en permanence, je l'avais entendu faire la promotion de son livre suivant, parlant de son rapport avec les animaux, dans une émission animée conjointement par Alain Bougrain-Dubourg et Elisabeth de Fontenay sur France Inter. Son français était juste parfait, il disait des mots que je ne connaissais pas et n'avait quasiment aucun accent.) En bref, un ouvrage que j'ai été intéressée de lire, mais que je conseillerais difficilement (ou alors à des gens passionnés par la langue française. Mon frère par exemple. - Coucou Juju! :-) ).

L'armée furieuse, de Fred Vargas
Ceci est un prêt de mon beau-frère (merci! Je vais pouvoir te le rendre, maintenant! ;-) ). Il ne me reste que quelques vagues souvenirs de l'intrigue. Je ferai court, car un Vargas reste un Vargas. Je me souviens simplement que j'avais été décontenancée par les réactions d'Adamsberg dans celui-ci ; je n'avais pas eu l'impression de retrouver le même personnage que dans les précédents opus (il avait perdu un peu de son côté "inadapté" en se comportant à plusieurs reprises de manière trop "logique", trop "raisonnable" par rapport à ce que je pensais savoir de lui). C'était resté un très bon moment de lecture, néanmoins.

Embroideries, de Marjane Satrapi
Celui-ci m'avait été ramené par mon petit frère d'Angleterre, où il passait une année dans le cadre du programme ERASMUS. J'ai donc lu cette BD en anglais (ce qui n'est pas du tout dans mes habitudes, mais je m'en suis assez bien tirée). Je me rappelle avoir passé un très bon moment, avec quelques éclats de rire irrépressibles pendant ma lecture, et avoir retrouvé avec plaisir le dessin si particulier de Marjane Satrapi, qui m'avait profondément remuée avec Persepolis (dont j'avais vu l'adaptation au cinéma - à Montargis, ça date donc un peu...)

Balade en Gironde, collection "Sur les pas des écrivains"
Aucun souvenir de celui-ci. Je m'étais arrêtée sur le stand de la maison d'édition, les Editions Alexandrines, au salon du livre de Paris en 2012, je crois bien, et j'avais été séduite par le concept. Pour la plupart des départements français, il existait un ouvrage proposant de se rapprocher des écrivains ayant vécu sur place. Il me semble que j'étais très mitigée après ma lecture du tome sur la Gironde, où je résidais à l'époque, mais je ne saurais vous dire pourquoi.


Stratégies du réenchantement, de Jeanne-A Debats
Je me rappelle avoir été assez mitigée par cette lecture (et donc déçue par rapport à ce que j'en attendais, car j'avais beaucoup aimé tout ce que j'avais lu de cet auteur jusqu'alors). Seules deux nouvelles (ou trois?) sur les huit que compte le recueil m'avaient vraiment emballée. Je ne sais plus ce que j'avais à reprocher aux autres (certainement pas l'écriture de l'auteur, que j'avais beaucoup appréciée, ainsi que sa capacité à dépeindre des ambiances ; il faut sans doute plus chercher du côté des intrigues, qui ne m'accrochaient pas plus que cela...).







Comment un ange aux ailes en biseau aurait pu sauver le monde s'il n'avait pas passé son temps à sniffer les nuages, de Nathanaël Jo Hunt
Le premier roman d'un copain de lycée, avec de très bonnes idées, mais aussi pas mal de défauts "de débutant" à mon goût (reprise mot pour mot du même texte pour tous les débuts de chapitre en faisant varier uniquement le prénom du personnage mis en scène et légèrement le contexte dans lequel il se trouve sur un cinquième ou un quart du livre - de mémoire. Peut-être beaucoup moins, mais j'avais trouvé ça tellement trop long que c'est tout comme -, donc même si le texte de départ était bon, brillant, drôle, à force on ne peut plus le voir! Je me rappelle avoir aussi ressenti que l'auteur devait être content de lui, par moments...). Cela dit, le roman, complètement déjanté et servi par une plume vive et la plupart du temps fort agréable, finissait vraiment très bien du point de vue de l'intrigue. J'avais bien aimé notamment le côté totalement désabusé de la description de la vie chez les anges : métro-boulot-dodo, peu ou prou, une situation guère plus enviable que la nôtre, en fait, bien loin des trompettes dorées et du bien omniprésent le plus souvent attendus de cette "caste". Bref, un auteur à surveiller... Il a depuis écrit Comment l’homme qui prenait tout son temps faillit bien le perdre pour de bon , Lettres à ma future ex, et apparaît dans le recueil Nouvelles d'Hiver, tous parus aux éditions Bijoux de famille.

Le temps égaré, de Sylvie Granotier
Aucun souvenir de l'intrigue de cette nouvelle, mais il me semble que j'avais bien aimé... Héhé, voilà qui vous aide, n'est-ce pas? ^_^

Tous les blues ne donnent pas le cafard, d'Adamou Idé
J'avais acheté ce court roman au salon du Livre de Paris, en 2012, je crois bien, après avoir sympathisé avec l'auteur, fort agréable, du reste. La lecture a été une belle déception, et je me suis vraiment fait violence pour aller au bout. Je sais qu'il était question de bandes de cafards, d'un homme qui se retrouvait transformé en cafard alors qu'il les abhorrait, et d'une intrigue difficile à cautionner avec une sorte de guerre des gangs version cancrelat. Pour couronner le tout, l'ouvrage est encore plein de marque-pages pour signaler les fautes d'orthographe et de frappe... Bref, une lecture dont je me serais passée... :-/

Le goût des pépins de pomme, de Katharina Hagena
Je garde un excellent souvenir de cette lecture, un joli roman prêté par ma copine Adeline. Il y était question de retour aux sources pour une jeune femme dans une grande maison de famille pleine de souvenirs, il y avait aussi une gentille histoire d'amour et des secrets enfouis. J'avais notamment été très accrochée par les descriptions que l'auteur faisait de la nature (les herbes dans le verger, le potager et ses soins...). Moi qui adore connaître le nom des plantes que je croise et qui suis passionnée de jardinage (plutôt en théorie et dans mes lectures de magazines que dans la réalité, pour le moment... Hum!), j'étais ravie. Et j'ai vraiment adhéré à l'histoire, à l'ambiance. Je crois bien que j'ai dû pleurer en lisant la fin. Et que j'ai adoré lire l'épilogue.

Virus, une anthologie dirigée par Magali Duez chez feu l'excellente maison d'édition SFFF Griffe d'Encre, qui vient de fermer ses portes (snif!)... est sur cette photo par erreur! Je ne l'ai pas encore lu... A venir, donc? (Allez, on y croit! ^_^ )

Au bon roman, de Laurence Cossé
Un excellent souvenir de lecture (pour un amoureux des livres, cela me semble une évidence, cela dit, puisque l'on y passe son temps dans une librairie idéale où tous les titres vendus sont choisis parce qu'ils sont "bons" et donc défendus avec ardeur par les libraires), et le cadeau (télécommandé, je crois bien ;-) ) de ma copine Adeline (oui oui, la même que pour Le goût des pépins de pomme! :-) ). J'ai adoré voir décrits noir sur blanc et dans le détail tous les travers, toutes les manies, toutes les petites choses qui ont de l'importance pour les lecteurs passionnés. En gros, je me suis sentie comme un fan de Johnny qui nagerait dans la félicité en revoyant pour la énième fois la vidéo d'un concert qu'il connaît par cœur... Je me rappelle toutefois avoir été déçue par la fin et aussi un peu dubitative quant au choix des livres vendus dans la librairie (Neige d'Orhan Pamuk ne m'avait pas spécialement laissé un souvenir transcendant alors qu'il figurait selon les libraires du roman parmi les incontournables). M'enfin, c'est surtout la partie "livraddict" qui m'a plu, donc après tout peu importe! :-)

Le Cercle du Phénix, de Carolyn Grey
J'avais rencontré Carolyn Grey dans une des réunions du "Club des Théières", un rendez-vous mensuel de lectrices franciliennes auquel j'ai eu le plaisir de participer 6 ou 7 fois du temps où je vivais en Seine-et-Marne (ça commence à dater sérieusement!). Comme son roman, initialement paru chez Flammarion, était au catalogue du club France Loisirs, dont j'étais encore membre à l'époque, je l'avais acheté. J'ai souvenir d'une lecture très agréable, prenante, documentée, mêlant vampires et alchimie à l'époque victorienne, un page turner assurément, bien rythmé, malgré des ficelles parfois un peu grosses et quelques révélations un peu prévisibles, du moins pour moi (mais j'avoue avoir suivi l'auteur de très bonne grâce, tout de même). La fin ouvrait très clairement sur une suite, que je n'ai pas lue, mais qui s'intitule Le livre d’émeraude.

Purge, de Sofi Oksanen
Je m'étais fait offrir ce roman pour mon anniversaire, l'année de sa parution, après avoir été emballée par les critiques lues dans les magazines et entendues à la radio. J'y avais trouvé ce que j'attendais sans en retirer le plaisir de lecture que je pensais trouver. Oui, c'était une lecture forte, très trash par moments, dérangeante ; sans aucun doute une lecture dont on ressort changé, mais elle m'a laissée assez traumatisée... Traumatisée par les horreurs qui y sont racontées et qui se sont réellement produites, et qui continuent à se produire. Or, pour moi, un roman qui me fait douter de l'humanité à ce point, qui me fait réaliser qu'elle recèle autant de noirceur ne peut pas être classé parmi mes bons souvenirs de lecture. Cela dit, le talent de Sofi Oksanen, sa lucidité, et son refus d'adoucir les faits endurés par les populations - particulièrement les femmes - en Estonie pendant la deuxième guerre mondiale, avec les nazis, puis sous l'occupation russe qui a suivi, sont indubitablement à saluer. Pour la petite histoire, ce roman est indissociable pour moi du premier album d'Agnes Obel, que j'écoutais en boucle à ce moment-là (mais que j'aime toujours beaucoup, malgré la lourdeur de l'ambiance de ce roman).

La carte et le territoire, de Michel Houellebecq
J'ai peu de souvenirs précis de la teneur de ce roman, mais je me rappelle l'avoir beaucoup aimé. Contrairement à la plupart des blogueurs dont j'avais lu les avis, j'ai beaucoup apprécié la première partie de l'ouvrage, abordant, je crois, pas mal de questions liées à l'art et à ce qui fait une oeuvre (un des personnages expose dans des galeries d'art de vieilles cartes routières, de mémoire). Il me semble avoir trouvé des longueurs dans la deuxième partie avant de raccrocher vraiment sur la troisième partie, consacrée à une enquête sur la mort de Michel Houellebecq himself. C'était mon premier titre de cet auteur, qui m'a donné envie d'en découvrir d'autres. J'ai du coup acheté par la suite, sans doute chez un bouquiniste, Les Particules élémentaires, que je découvrirai peut-être un jour. ;-)

Histoire de Lapin Tur, de Niele Toroni
Un livret tout riquiqui dont je ne me rappelle absolument rien si ce n'est qu'il était complètement loufoque et déjanté (!). Je vois maintenant qu'il s'agit d'une réédition d'un texte de 1976 qui avait dû m'être offerte par le libraire lorsque j'avais acheté Les Miscellanées de Mr Schott, chez Allia.

A ces titres, je peux ajouter :
La mort et la belle vie, de Richard Hugo
Un roman policier très honnête (lu il y a presque un an lors de notre semaine de vacances en famille), mais j'avoue avoir été un peu déçue vu tout le bien que m'en avait dit ma copine Rebecca. Notamment, quelques éléments et rebondissements de l'enquête étaient vraiment tirés par les cheveux et j'ai eu du mal à les admettre pour continuer ma lecture. Cela dit, on passe un bon moment, car l'histoire est prenante et bien écrite. J'ai quand même regretté la rapidité du dénouement, franchement expédié, de mémoire.
L'ours pêcheur, de Philippe Cougrand
Un autre polar, lu sur une autre semaine de vacances, en visite dans la famille. Une très belle découverte d'un auteur très sympathique que j'avais rencontré au salon du livre de Blaye en attendant qu'Eric Holder ait fini de griffonner une dédicace. Nous avions discuté un peu de ses romans et celui-ci, paru chez l'éditeur girondin Pleine Page, m'avait vraiment tentée, à juste titre. J'y ai trouvé de très belles descriptions de la forêt landaise, une intrigue très bien ficelée, des personnages consistants, des thèmes graves et profonds (autour du deuil et de la famille, notamment), des ambiances pesantes et un très bon sens du rythme. Vraiment une très belle découverte (je me répète!), que je vous conseille!

Albédo, de Sébastien Fritsch
Hormis les ouvrages de chez Griffe d'Encre, j'ai rarement chroniqué des livres que j'avais corrigés, mais celui-ci le mérite tellement que voilà, je le fais. C'est le petit dernier de Sébastien Fritsch (son sixième, et le sixième que je lis de lui. Vous en déduisez donc, que j'ai tout lu de cet auteur, bravo, c'est bien cela. :-) ) J'ai donc lu absolument tous les romans de Sébastien Fritsch. Je les ai tous aimés pour les ambiances que l'auteur sait dépeindre à merveille, pour sa sensibilité qui rend les personnages si réels et si attachants malgré leurs défauts... Bref, hormis à une occasion, j'ai toujours bien accroché avec les écrits de cet auteur.
En refermant celui-ci, mon impression générale est excellente. Je suis notamment bluffée par le rythme que Fritsch a réussi à introduire et à tenir dans la construction de cet Albédo. Il ne me semble pas qu'aucun de ses précédents romans n'arrivait à ce niveau de complexité et de précision dans l'articulation des différents éléments imbriqués (encore que Se retenir aux brindilles, son précédent roman - que je n'ai pas chroniqué ici, mais que j'avais corrigé aussi - était pas mal dans son genre...). Ce qui est certain, c'est que l'intrigue de celui-ci m'a semblé plus puissante encore que les précédentes, et que les personnages et leurs quêtes m'ont accompagnée hors de mes plages de lecture et restent à mes côtés, bien que j'aie achevé le livre.J'y ai retrouvé également ces ambiances et décors que l'auteur dépeint avec tant de talent : une immense maison pleine de souvenirs, à l'abandon depuis des années, en Bretagne ; l'angoisse de se retrouver seul ou au contraire d'aller à la rencontre des amis perdus ; la vie insouciante d'une bande de jeunes gens hors du monde dans les années 90...Je vous conseille donc très vivement ce roman, le meilleur de l'auteur à ce jour, à mon humble avis.

Et voilà! Aujourd'hui, j'ai commencé un nouveau roman. Vais-je arriver à le lire dans des délais raisonnables? Puis à le chroniquer? Nous verrons bien, mais j'aime à penser que oui et oui. :-)