Plouf! Plouf! Ce sera toi que je lirai!
JOURNAL DE MES LECTURES (dont la régularité de publication laisse quelque peu à désirer)
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vendredi 24 juin 2016

Un "petit" coucou...

Voilà bientôt 4 ans que je n'ai rien publié ici. Et que je n'ai presque rien lu "pour moi", en dehors de mon travail. Depuis, j'ai eu un deuxième enfant, ouvert une maison d'hôtes, rénové (en partie) une très grande maison (en fait, surtout mon compagnon, mais bon...). J'ai été fort occupée, bien trop, et je me suis assez mise de côté pour des activités toujours plus "urgentes", "importantes", "nécessaires" que mon petit confort... J'ai perdu de vue beaucoup d'amis en ne prenant pas le temps de répondre à leurs mails, de les rappeler, de leur envoyer un petit mot quand je pensais à eux (ce qui arrive souvent), et j'en suis désolée. J'ai pris une seule vraie semaine de vacances, si l'on excepte les séjours dans la famille. Je ne dis pas cela pour me plaindre, mais juste pour parvenir à exprimer au mieux ce que je vis aujourd'hui.

Après 4 années de ce rythme de fou, nous déménageons ces jours-ci dans notre nouvelle maison (qui a quelques siècles, tout de même, d'où les travaux de rénovation impératifs - et toujours en cours, d'ailleurs). J'ai évidemment commencé par nos livres. Concomitamment, j'ai commencé une mission qui m'amène à être tous les jours en contact avec des blogueurs littéraires, les sorties de livres, l'effervescence des salons du livre... Ce concours de circonstances et surtout la bouffée d'oxygène que je ressens depuis plusieurs jours me poussent à revenir écrire par ici. Je ne sais pas si je m'y tiendrai, si j'y arriverai, mais en tout cas, je le souhaite de tout mon cœur!


Je ne me suis jamais vraiment résolue à arrêter de bloguer. C'est la raison pour laquelle, lors de notre précédent déménagement (il y a plus de 4 ans, donc), j'avais mis bien à part les livres lus et non encore chroniqués, avec l'idée d'écrire les billets de blog correspondants dès que j'en aurais l'occasion. L'occasion ne s'est jamais présentée, mais la pile est restée intacte, en s'agrémentant, peut-être (?) d'un ou deux titres supplémentaires. Avec le nouveau déménagement, j'ai tenu à garder ces livres à part pour "solder ma dette" de billets. Sauf que je ne me souviens pas vraiment de ces lectures, et que je vais donc écrire un billet global pour tous ces titres en reprenant les impressions qu'ils m'ont laissées, des années plus tard. Après tout, pourquoi pas, non? ^_^

Vous voyez donc sur cette image de bas en haut...

Une langue venue d'ailleurs, d'Akira Mizubayashi 
Ce livre, en fait un témoignage de l'auteur (de langue maternelle japonaise) sur son rapport à la langue française, m'avait été offert par ma copine Caroline quand j'ai quitté la région parisienne et que je me suis installée à mon compte en tant que correctrice. Je me rappelle l'avoir trouvé exigeant, voire ardu par moments, mais plein de réflexions très intéressantes (dont je ne me souviens malheureusement plus de la teneur... Oups!). Il m'avait aussi fait me sentir bien peu légitime dans mon nouveau métier vu la qualité de la langue et des réflexions de cet "étranger" (cela m'a été confirmé par la suite quand, sur notre chantier, où nous écoutons la radio en permanence, je l'avais entendu faire la promotion de son livre suivant, parlant de son rapport avec les animaux, dans une émission animée conjointement par Alain Bougrain-Dubourg et Elisabeth de Fontenay sur France Inter. Son français était juste parfait, il disait des mots que je ne connaissais pas et n'avait quasiment aucun accent.) En bref, un ouvrage que j'ai été intéressée de lire, mais que je conseillerais difficilement (ou alors à des gens passionnés par la langue française. Mon frère par exemple. - Coucou Juju! :-) ).

L'armée furieuse, de Fred Vargas
Ceci est un prêt de mon beau-frère (merci! Je vais pouvoir te le rendre, maintenant! ;-) ). Il ne me reste que quelques vagues souvenirs de l'intrigue. Je ferai court, car un Vargas reste un Vargas. Je me souviens simplement que j'avais été décontenancée par les réactions d'Adamsberg dans celui-ci ; je n'avais pas eu l'impression de retrouver le même personnage que dans les précédents opus (il avait perdu un peu de son côté "inadapté" en se comportant à plusieurs reprises de manière trop "logique", trop "raisonnable" par rapport à ce que je pensais savoir de lui). C'était resté un très bon moment de lecture, néanmoins.

Embroideries, de Marjane Satrapi
Celui-ci m'avait été ramené par mon petit frère d'Angleterre, où il passait une année dans le cadre du programme ERASMUS. J'ai donc lu cette BD en anglais (ce qui n'est pas du tout dans mes habitudes, mais je m'en suis assez bien tirée). Je me rappelle avoir passé un très bon moment, avec quelques éclats de rire irrépressibles pendant ma lecture, et avoir retrouvé avec plaisir le dessin si particulier de Marjane Satrapi, qui m'avait profondément remuée avec Persepolis (dont j'avais vu l'adaptation au cinéma - à Montargis, ça date donc un peu...)

Balade en Gironde, collection "Sur les pas des écrivains"
Aucun souvenir de celui-ci. Je m'étais arrêtée sur le stand de la maison d'édition, les Editions Alexandrines, au salon du livre de Paris en 2012, je crois bien, et j'avais été séduite par le concept. Pour la plupart des départements français, il existait un ouvrage proposant de se rapprocher des écrivains ayant vécu sur place. Il me semble que j'étais très mitigée après ma lecture du tome sur la Gironde, où je résidais à l'époque, mais je ne saurais vous dire pourquoi.


Stratégies du réenchantement, de Jeanne-A Debats
Je me rappelle avoir été assez mitigée par cette lecture (et donc déçue par rapport à ce que j'en attendais, car j'avais beaucoup aimé tout ce que j'avais lu de cet auteur jusqu'alors). Seules deux nouvelles (ou trois?) sur les huit que compte le recueil m'avaient vraiment emballée. Je ne sais plus ce que j'avais à reprocher aux autres (certainement pas l'écriture de l'auteur, que j'avais beaucoup appréciée, ainsi que sa capacité à dépeindre des ambiances ; il faut sans doute plus chercher du côté des intrigues, qui ne m'accrochaient pas plus que cela...).







Comment un ange aux ailes en biseau aurait pu sauver le monde s'il n'avait pas passé son temps à sniffer les nuages, de Nathanaël Jo Hunt
Le premier roman d'un copain de lycée, avec de très bonnes idées, mais aussi pas mal de défauts "de débutant" à mon goût (reprise mot pour mot du même texte pour tous les débuts de chapitre en faisant varier uniquement le prénom du personnage mis en scène et légèrement le contexte dans lequel il se trouve sur un cinquième ou un quart du livre - de mémoire. Peut-être beaucoup moins, mais j'avais trouvé ça tellement trop long que c'est tout comme -, donc même si le texte de départ était bon, brillant, drôle, à force on ne peut plus le voir! Je me rappelle avoir aussi ressenti que l'auteur devait être content de lui, par moments...). Cela dit, le roman, complètement déjanté et servi par une plume vive et la plupart du temps fort agréable, finissait vraiment très bien du point de vue de l'intrigue. J'avais bien aimé notamment le côté totalement désabusé de la description de la vie chez les anges : métro-boulot-dodo, peu ou prou, une situation guère plus enviable que la nôtre, en fait, bien loin des trompettes dorées et du bien omniprésent le plus souvent attendus de cette "caste". Bref, un auteur à surveiller... Il a depuis écrit Comment l’homme qui prenait tout son temps faillit bien le perdre pour de bon , Lettres à ma future ex, et apparaît dans le recueil Nouvelles d'Hiver, tous parus aux éditions Bijoux de famille.

Le temps égaré, de Sylvie Granotier
Aucun souvenir de l'intrigue de cette nouvelle, mais il me semble que j'avais bien aimé... Héhé, voilà qui vous aide, n'est-ce pas? ^_^

Tous les blues ne donnent pas le cafard, d'Adamou Idé
J'avais acheté ce court roman au salon du Livre de Paris, en 2012, je crois bien, après avoir sympathisé avec l'auteur, fort agréable, du reste. La lecture a été une belle déception, et je me suis vraiment fait violence pour aller au bout. Je sais qu'il était question de bandes de cafards, d'un homme qui se retrouvait transformé en cafard alors qu'il les abhorrait, et d'une intrigue difficile à cautionner avec une sorte de guerre des gangs version cancrelat. Pour couronner le tout, l'ouvrage est encore plein de marque-pages pour signaler les fautes d'orthographe et de frappe... Bref, une lecture dont je me serais passée... :-/

Le goût des pépins de pomme, de Katharina Hagena
Je garde un excellent souvenir de cette lecture, un joli roman prêté par ma copine Adeline. Il y était question de retour aux sources pour une jeune femme dans une grande maison de famille pleine de souvenirs, il y avait aussi une gentille histoire d'amour et des secrets enfouis. J'avais notamment été très accrochée par les descriptions que l'auteur faisait de la nature (les herbes dans le verger, le potager et ses soins...). Moi qui adore connaître le nom des plantes que je croise et qui suis passionnée de jardinage (plutôt en théorie et dans mes lectures de magazines que dans la réalité, pour le moment... Hum!), j'étais ravie. Et j'ai vraiment adhéré à l'histoire, à l'ambiance. Je crois bien que j'ai dû pleurer en lisant la fin. Et que j'ai adoré lire l'épilogue.

Virus, une anthologie dirigée par Magali Duez chez feu l'excellente maison d'édition SFFF Griffe d'Encre, qui vient de fermer ses portes (snif!)... est sur cette photo par erreur! Je ne l'ai pas encore lu... A venir, donc? (Allez, on y croit! ^_^ )

Au bon roman, de Laurence Cossé
Un excellent souvenir de lecture (pour un amoureux des livres, cela me semble une évidence, cela dit, puisque l'on y passe son temps dans une librairie idéale où tous les titres vendus sont choisis parce qu'ils sont "bons" et donc défendus avec ardeur par les libraires), et le cadeau (télécommandé, je crois bien ;-) ) de ma copine Adeline (oui oui, la même que pour Le goût des pépins de pomme! :-) ). J'ai adoré voir décrits noir sur blanc et dans le détail tous les travers, toutes les manies, toutes les petites choses qui ont de l'importance pour les lecteurs passionnés. En gros, je me suis sentie comme un fan de Johnny qui nagerait dans la félicité en revoyant pour la énième fois la vidéo d'un concert qu'il connaît par cœur... Je me rappelle toutefois avoir été déçue par la fin et aussi un peu dubitative quant au choix des livres vendus dans la librairie (Neige d'Orhan Pamuk ne m'avait pas spécialement laissé un souvenir transcendant alors qu'il figurait selon les libraires du roman parmi les incontournables). M'enfin, c'est surtout la partie "livraddict" qui m'a plu, donc après tout peu importe! :-)

Le Cercle du Phénix, de Carolyn Grey
J'avais rencontré Carolyn Grey dans une des réunions du "Club des Théières", un rendez-vous mensuel de lectrices franciliennes auquel j'ai eu le plaisir de participer 6 ou 7 fois du temps où je vivais en Seine-et-Marne (ça commence à dater sérieusement!). Comme son roman, initialement paru chez Flammarion, était au catalogue du club France Loisirs, dont j'étais encore membre à l'époque, je l'avais acheté. J'ai souvenir d'une lecture très agréable, prenante, documentée, mêlant vampires et alchimie à l'époque victorienne, un page turner assurément, bien rythmé, malgré des ficelles parfois un peu grosses et quelques révélations un peu prévisibles, du moins pour moi (mais j'avoue avoir suivi l'auteur de très bonne grâce, tout de même). La fin ouvrait très clairement sur une suite, que je n'ai pas lue, mais qui s'intitule Le livre d’émeraude.

Purge, de Sofi Oksanen
Je m'étais fait offrir ce roman pour mon anniversaire, l'année de sa parution, après avoir été emballée par les critiques lues dans les magazines et entendues à la radio. J'y avais trouvé ce que j'attendais sans en retirer le plaisir de lecture que je pensais trouver. Oui, c'était une lecture forte, très trash par moments, dérangeante ; sans aucun doute une lecture dont on ressort changé, mais elle m'a laissée assez traumatisée... Traumatisée par les horreurs qui y sont racontées et qui se sont réellement produites, et qui continuent à se produire. Or, pour moi, un roman qui me fait douter de l'humanité à ce point, qui me fait réaliser qu'elle recèle autant de noirceur ne peut pas être classé parmi mes bons souvenirs de lecture. Cela dit, le talent de Sofi Oksanen, sa lucidité, et son refus d'adoucir les faits endurés par les populations - particulièrement les femmes - en Estonie pendant la deuxième guerre mondiale, avec les nazis, puis sous l'occupation russe qui a suivi, sont indubitablement à saluer. Pour la petite histoire, ce roman est indissociable pour moi du premier album d'Agnes Obel, que j'écoutais en boucle à ce moment-là (mais que j'aime toujours beaucoup, malgré la lourdeur de l'ambiance de ce roman).

La carte et le territoire, de Michel Houellebecq
J'ai peu de souvenirs précis de la teneur de ce roman, mais je me rappelle l'avoir beaucoup aimé. Contrairement à la plupart des blogueurs dont j'avais lu les avis, j'ai beaucoup apprécié la première partie de l'ouvrage, abordant, je crois, pas mal de questions liées à l'art et à ce qui fait une oeuvre (un des personnages expose dans des galeries d'art de vieilles cartes routières, de mémoire). Il me semble avoir trouvé des longueurs dans la deuxième partie avant de raccrocher vraiment sur la troisième partie, consacrée à une enquête sur la mort de Michel Houellebecq himself. C'était mon premier titre de cet auteur, qui m'a donné envie d'en découvrir d'autres. J'ai du coup acheté par la suite, sans doute chez un bouquiniste, Les Particules élémentaires, que je découvrirai peut-être un jour. ;-)

Histoire de Lapin Tur, de Niele Toroni
Un livret tout riquiqui dont je ne me rappelle absolument rien si ce n'est qu'il était complètement loufoque et déjanté (!). Je vois maintenant qu'il s'agit d'une réédition d'un texte de 1976 qui avait dû m'être offerte par le libraire lorsque j'avais acheté Les Miscellanées de Mr Schott, chez Allia.

A ces titres, je peux ajouter :
La mort et la belle vie, de Richard Hugo
Un roman policier très honnête (lu il y a presque un an lors de notre semaine de vacances en famille), mais j'avoue avoir été un peu déçue vu tout le bien que m'en avait dit ma copine Rebecca. Notamment, quelques éléments et rebondissements de l'enquête étaient vraiment tirés par les cheveux et j'ai eu du mal à les admettre pour continuer ma lecture. Cela dit, on passe un bon moment, car l'histoire est prenante et bien écrite. J'ai quand même regretté la rapidité du dénouement, franchement expédié, de mémoire.
L'ours pêcheur, de Philippe Cougrand
Un autre polar, lu sur une autre semaine de vacances, en visite dans la famille. Une très belle découverte d'un auteur très sympathique que j'avais rencontré au salon du livre de Blaye en attendant qu'Eric Holder ait fini de griffonner une dédicace. Nous avions discuté un peu de ses romans et celui-ci, paru chez l'éditeur girondin Pleine Page, m'avait vraiment tentée, à juste titre. J'y ai trouvé de très belles descriptions de la forêt landaise, une intrigue très bien ficelée, des personnages consistants, des thèmes graves et profonds (autour du deuil et de la famille, notamment), des ambiances pesantes et un très bon sens du rythme. Vraiment une très belle découverte (je me répète!), que je vous conseille!

Albédo, de Sébastien Fritsch
Hormis les ouvrages de chez Griffe d'Encre, j'ai rarement chroniqué des livres que j'avais corrigés, mais celui-ci le mérite tellement que voilà, je le fais. C'est le petit dernier de Sébastien Fritsch (son sixième, et le sixième que je lis de lui. Vous en déduisez donc, que j'ai tout lu de cet auteur, bravo, c'est bien cela. :-) ) J'ai donc lu absolument tous les romans de Sébastien Fritsch. Je les ai tous aimés pour les ambiances que l'auteur sait dépeindre à merveille, pour sa sensibilité qui rend les personnages si réels et si attachants malgré leurs défauts... Bref, hormis à une occasion, j'ai toujours bien accroché avec les écrits de cet auteur.
En refermant celui-ci, mon impression générale est excellente. Je suis notamment bluffée par le rythme que Fritsch a réussi à introduire et à tenir dans la construction de cet Albédo. Il ne me semble pas qu'aucun de ses précédents romans n'arrivait à ce niveau de complexité et de précision dans l'articulation des différents éléments imbriqués (encore que Se retenir aux brindilles, son précédent roman - que je n'ai pas chroniqué ici, mais que j'avais corrigé aussi - était pas mal dans son genre...). Ce qui est certain, c'est que l'intrigue de celui-ci m'a semblé plus puissante encore que les précédentes, et que les personnages et leurs quêtes m'ont accompagnée hors de mes plages de lecture et restent à mes côtés, bien que j'aie achevé le livre.J'y ai retrouvé également ces ambiances et décors que l'auteur dépeint avec tant de talent : une immense maison pleine de souvenirs, à l'abandon depuis des années, en Bretagne ; l'angoisse de se retrouver seul ou au contraire d'aller à la rencontre des amis perdus ; la vie insouciante d'une bande de jeunes gens hors du monde dans les années 90...Je vous conseille donc très vivement ce roman, le meilleur de l'auteur à ce jour, à mon humble avis.

Et voilà! Aujourd'hui, j'ai commencé un nouveau roman. Vais-je arriver à le lire dans des délais raisonnables? Puis à le chroniquer? Nous verrons bien, mais j'aime à penser que oui et oui. :-)

mercredi 25 juillet 2012

"Nous ne nous sommes pas aimés"

Suite à une première expérience peu concluante avec L'art et la manière d'aborder son chef de service pour lui demander une augmentation, de Georges Perec (lu par l'excellent Guillaume Gallienne), les éditions Thélème ont gentiment proposé de me donner une deuxième chance en furetant dans leur volumineux catalogue. J'ai donc pris le temps de le parcourir et ai jeté mon dévolu sur les correspondances entre George Sand et Alfred de Musset. J'ai pu les écouter dans le train alors que je me rendais au salon du Livre de Paris (il y a donc un certain temps, déjà) et j'ai bien mieux aimé ce livre audio que le précédent...

mardi 20 mars 2012

Mon salon du Livre de Paris, édition 2012...

Comme vous le savez probablement, hier se clôturait le 32e salon du Livre de Paris. N'écoutant que mon courage (et aussi mon envie de voir mescopinesCarolineLaëtitia et Fanny - qui ne blogue pas mais quand même...), je montai donc vendredi matin dans un TGV au départ de Bordeaux et à destination de Paris-Montparnasse (imaginez ici la voix de la dame SNCF) pour me joindre à la frénésie littéraire généralisée qui régnait Porte de Versailles... Je ne suis pas sûre de retrouver l'éloquence de mon dernier compte-rendu, mais enfin, je vais faire de mon mieux pour vous narrer ces quelques journées passées au Salon...

"Ces moments délicieux qui précèdent le plaisir de la nuit"

Je vais vous parler aujourd'hui d'un très très bon roman qui m'a fourni l'opportunité d'un excellent moment de lecture, d'autant plus que je n'en attendais rien de spécial. Je vous avais raconté, il y a deux ans, comment ce livre était arrivé entre mes mains, lors du salon du Livre de Paris 2010 : sur le stand des éditions Aubéron (aquitaines, comme moi), une discussion animée avec l'auteur et un des éditeurs m'avait valu de repartir avec Ciao Bella en cadeau. Comme pour beaucoup des ouvrages nouvellement acquis, celui-ci était allé se poser docilement dans ma bibliothèque et les mois ont filé... jusqu'à ce que je décide, il y a quelques semaines, de monter à Paris pour le salon du Livre de cette année. C'était l'occasion rêvée pour me plonger dans ce roman, d'autant plus que, si vous avez bonne mémoire, j'avais un petit défi à relever d'un point de vue professionnel... Et ce fut une excellente idée et une superbe découverte!

jeudi 8 mars 2012

"South of the border..."

La lecture dont je vais vous parler aujourd'hui est assez récente, pourtant elle est déjà assez floue dans mon esprit. Je retrouve une fois encore la sensation de ne pas savoir quoi raconter en commençant la rédaction d'un billet... Eh bien, je vais faire comme d'habitude : dire quelques mots sur la façon dont Au sud de la frontière, à l'ouest du soleil est arrivé jusqu'à moi... 
Il y a quelques mois, alors que je causais lectures avec ma belle-soeur, elle me parla du roman qui l'occupait alors, et dont elle ne savait pas trop quoi penser ; elle attendait de voir ce que la fin lui réservait. Je connaissais ce titre ; celui-ci, que je trouve très poétique, était d'ailleurs à l'origine de mon envie de lire le bouquin. Et puis La Course au mouton sauvage, du même auteur, m'avait beaucoup plu... Je trouvai ainsi - délicate attention - Au sud de la frontière, à l'ouest du soleil posé sur le lit qui m'était destiné dans la maison où nous nous croisâmes un peu plus tard, ma belle-soeur et moi, pour les fêtes de Noël. Après l'avoir lu, je partage assez le flottement qu'elle m'avait décrit avoir ressenti...

dimanche 4 mars 2012

Heureux les simples d'esprit...

De passage en septembre dernier dans le salon de thé-librairie de Gâvres, en Bretagne, et après avoir discuté un bon moment avec la libraire, je n'eus guère d'autre choix que de repartir de son havre avec ce roman, Grand-Louis L'Innocent, de Marie Le Franc, tant elle avait d'étoiles dans les yeux quand elle m'en parlait - elle m'avoua d'ailleurs le conseiller à tour de bras tant elle l'aimait. Comme beaucoup de LCA, je suppose, ces conseils de lecture, donnés par de parfaits inconnus, mais parlant avec passion des livres (et de leur métier quand, comme dans ce cas, ils sont libraires) me convainquent entre tous. Me voilà donc sortant de cette petite librairie (qui sentait bon le pain chaud (fait sur place)) après avoir dégusté mon thé en terrasse au soleil avec un roman dont le titre ne me disait rien, pas plus que le nom de son auteur, ni de celui de la maison d'édition (Liv'Editions). Eh oui, les LCA vivent dangereusement! Et il faut avouer que ce fut une belle découverte et un très bon moment de lecture...

samedi 3 mars 2012

"De deux choses l'une..."


Au programme aujourd'hui, un billet sur un grand nom de la littérature française dont j'ai x fois entendu parler, mais dont je n'avais à ce jour rien lu... C'est aujourd'hui chose faite grâce à la dernière opération "Masse Critique" de Babelio. En parcourant la liste des titres proposés et en voyant précisément celui-ci, je me suis d'abord dit "Tiens, un Perec, chouette!", et "Oh, en plus c'est un livre audio ; ça pourrait être l'occasion d'essayer", puis "Oulà, celui-là risque d'être fastidieux au possible...", et enfin "Ah, mais si c'est lu par Guillaume Gallienne, ça peut passer". Donc je l'ai demandé. Et reçu. Et ce fut exactement ce à quoi je m'attendais...